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Callias

samedi 6 juillet 2013 (Date de rédaction antérieure : 25 juillet 2011).

Callias (vers 511 av. jc-vers 440 av jc)

Homme politique athénien du 5ème siècle av. jc

Il naît dans une famille eupatride [1] qui prétend descendre de Triptolème, prêtre des Mystères d’Éleusis et fondateur des Éleusinies.

On lui attribue les négociations de la paix de Callias en 449 qui terminent définitivement les guerres médiques après la victoire athénienne de Salamine de Chypre. Le roi de Perse, Artaxerxès 1er, s’engage, en effet, à ne pas envoyer de troupes à plus de 3 jours de marche de la mer Égée.

Cette paix reconnaît de facto l’indépendance des villes d’Ionie [2] et la prépondérance maritime d’Athènes. À son retour, il est accusé d’avoir été corrompu par le Grand Roi, et condamné à une amende de 50 talents.

Il est aussi le principal négociateur athénien, probablement sur les consignes de Périclès, de la paix de trente ans conclue en 446 entre Sparte et Athènes. Cette paix permet à Athènes de maintenir son hégémonie au prix d’importantes concessions, notamment les pertes de l’Achaïe [3] et de Mégare [4] ainsi que la reconnaissance de l’hégémonie thébaine sur la Béotie [5].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia/ Portail de la Grèce antique/ Personnalité de l’Athènes antique

Notes

[1] Les Eupatrides sont les familles nobles d’Athènes. Selon la tradition, ils forment le premier groupe de l’organisation politique décrétée par Thésée : ils jouissent de droits politiques et religieux exclusifs. Après la chute de la monarchie athénienne, ils gardent des privilèges politiques et leur suprématie, liée à leur possession de la terre. Les lois de Dracon sont un premier pas vers une limitation de leur pouvoir : ces lois écrites mettent un terme aux lois jusqu’alors orales et traditionnelles, qui étaient sujettes à l’interprétation des puissants. Les réformes de Solon leur enlèvent leur mainmise sur la politique, en associant le pouvoir non plus à la naissance, mais à la richesse. Néanmoins, les Eupatrides conservent leur pouvoir religieux et leur influence,

[2] L’Ionie est une région du monde grec antique située à l’ouest de l’Asie mineure, entre Phocée et Milet. Elle correspond à la région située dans un rayon de 170 km autour de la ville actuelle d’Izmir. Elle emprunte son nom à Ion, ancêtre légendaire des peuples de cette région. C’est en Ionie que se sont développées les premières formes de science de la philosophie en Occident, chez les penseurs appelés Présocratiques. Les côtes ioniennes présentent beaucoup d’avantages économiques : de bons abris naturels facilitant l’établissement de ports pour le commerce avec des communications aisées vers l’arrière-pays, un climat agréable, des vallées ouvertes pour la culture des céréales et l’élevage des chevaux, des plateaux pour l’élevage des moutons, des collines pour les arbres fruitiers et les oliviers. Dans l’Antiquité, elle fédérait douze cités grecques, du continent et des îles : Chios, Éphèse, Érythrée, Clazomènes, Colophon, Lébédos, Milet, Myonte, Phocée, Priène, Samos et Téos. Halicarnasse les rejoignit après. Brillant foyer de la civilisation hellénique aux 7ème et 6ème siècle av. jc, elle appartient à une ensemble plus vaste appelé « Grèce d’Asie » ou « Grèce de l’Est ».

[3] L’Achaïe est une ancienne région de la Grèce antique, située au nord-ouest de la péninsule du Péloponnèse. Cette région s’étend sur plus de 6000 km², depuis le cap Avgo à l’est jusqu’au cap Araxos à l’ouest, du golfe de Corinthe jusqu’à la frontière avec Élis et l’Arcadie d’une part, et Sicyone d’autre part. L’Achaïe était organisée en villages, parfois protégés par des enceintes comme Araxos. Les villages se regroupèrent pour former des villes. Ainsi, selon la tradition, Patras fut formée par la réunion de sept villages. Le mouvement de concentration aboutit, au 5ème siècle av. jc, à la création de la Ligue achéenne, rassemblant 12 cités, sur une base sans doute plus religieuse que politique. Elle fut dissoute par les Macédoniens Démétrios 1er Poliorcète et Cassandre.

[4] Mégare est une ville de la banlieue d’Athènes en Grèce. Située à l’extrémité est de l’isthme de Corinthe, à mi-chemin entre Corinthe et Athènes, elle était connue à l’origine sous le nom de Nisée, d’après le roi éponyme légendaire Nisos. Selon la tradition, la cité est peuplée par les Doriens après que ceux-ci ont été écartés d’Athènes par le sacrifice du roi Codros. Point de passage terrestre entre la Grèce centrale et le Péloponnèse, la cité acquiert rapidement de l’importance. Ses deux ports, l’un sur le golfe Saronique et l’autre sur le golfe de Corinthe, en font un centre commercial de première importance. Entre 730 et 550 av. jc, elle connaît une activité coloniale considérable : elle fonde Astacos, Chalcédoine et Byzance sur le Bosphore ; Héraclée du Pont en Bithynie ; Megara Hyblaea en Sicile. Vers 600 av. jc, elle tombe sous la domination du tyran Théagène ; la tyrannie fut suivie de luttes politiques dont l’écho se trouve peut-être dans les poèmes de Théognis. Elle perd ses territoires à l’ouest au profit de Corinthe, et Salamine au profit d’Athènes (570 av. jc). Peu avant 500 av. jc, elle rejoint la ligue du Péloponnèse et prend une part active aux guerres médiques.

[5] La Béotie est une région de Grèce centrale. Elle est bordée par l’Attique au sud-est, par le golfe Euboïque à l’est, par la Phthiotide au nord, par la Phocide à l’ouest et par le golfe de Corinthe au sud. La capitale antique était Thèbes (actuelle Thiva). La Béotie est un des principaux théâtres d’opérations de la première guerre contre Mithridate VI du Pont : le général romain L. Cornelius Sylla y remporte deux victoires décisives sur le général pontique Archelaos à Chéronée et Orchomène en 86 av.jc. Sylla mit également à sac la ville de Thèbes.