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L’histoire pour le plaisir

Agis IV

vendredi 18 novembre 2022, par ljallamion

Agis IV (265-241 av. jc)

24ème roi de la dynastie des Eurypontides-Roi de Sparte de 244 à 241 av. jc

Fils aîné de Eudamidas II . Il monte sur le trône en 244 av. jc et tente de réformer Sparte [1] pour lui rendre la puissance qui était autrefois la sienne. Agis essaye de remettre en vigueur les lois de Lycurgue [2] notamment en proposant d’abolir les dettes et de faire un nouveau partage des terres. Incapable de réaliser ses réformes à temps, il est contraint de quitter Sparte pour mener une guerre contre les Étoliens [3].

Sparte est soumise à un processus d’oliganthropie [4] qui se traduit par un nombre de plus en plus restreint de citoyens. On constate aussi la dégénérescence de ses institutions traditionnelles comme l’agogè [5]. De plus, l’afflux de richesse et de luxe ont entraîné concomitamment l’importation de vices, ce qui a pour conséquence que le mode de vie spartiate s’est éloigné de la simplicité et de l’austérité des mœurs antiques lacédoniennes. De ce fait, Sparte connaît une crise sociale d’envergure notamment à cause des inégalités matérielles. En effet, on constate une concentration des richesses et des biens entre les mains de quelques oligarques.

Au milieu du 4ème siècle av. jc, le nombre de citoyens authentiquement spartiates possédant encore la pleine citoyenneté demeure minoritaire. C’est l’une des conséquences de l’innovation introduite par Epitadeus qui met un terme à la loi qui garantissait à tous les chefs de familles spartiates de posséder une part égale de terre [6]. Par conséquent, la propriété terrienne passe dans les mains d’un petit nombre d’individus, de sorte qu’une centaine de familles spartiates possèdent encore des lots de terre, tandis que les pauvres sont accablés par les dettes.

En son absence, une contre-révolution porte ses ennemis au pouvoir qui rappellent Léonidas II, son principal adversaire. À son retour, Agis se réfugie dans le temple d’Athéna Khalkioïcos, mais les éphores [7] finissent par l’isoler et il est assassiné à l’automne 241 av. jc avec sa mère et sa grand-mère qui l’avaient soutenu. La postérité a reconnu Agis IV comme étant un idéaliste à qui il a manqué une certaine forme de réalisme pour imposer ses réformes.

On sait qu’Agis IV depuis son jeune âge a montré son attachement aux traditions spartiates. Cet attachement au passé le conduit à entamer des réformes pour mettre fin aux abus et rétablir les institutions de Lycurgue, le législateur originel et mythique de Sparte. Agis se soucie moins du pouvoir que de la révolution sociale qui doit sauver Sparte. Pour ce faire, il propose l’abolition de toutes les dettes et un nouveau partage des terres. L’autre dimension de son programme de réforme est de vouloir donner des terres aux Périèques [8])

Pour mener à bien ces réformes, Agis réussit à obtenir le soutien de deux personnes très influentes. L’une d’elles est son oncle Agésilas , un homme possédant de grandes propriétés, mais qui était profondément impliqué dans les mécanismes des créances, dont il espère être libéré avec les innovations d’Agis. L’autre allié de cette révolution pacifique, c’est Lysandre un descendant du vainqueur de la bataille d’Aigos Potamos [9] qui fut le dernier engagement majeur de la guerre du Péloponnèse [10].

Agis permet à Lysandre d’être élu parmi les éphores. Ce dernier expose ses intentions devant la gérousie [11]. Il défend le programme d’Agis dont l’abolition des dettes fait partie. Il propose que le territoire spartiate soit divisé en deux parties, la première se composant de 4 500 lots égaux, à diviser parmi les Spartiates eux-mêmes dont les rangs allaient grossir grâce à l’admission dans le corps civique des plus respectables des Périèques ; l’autre partie étant composée de 15 000 lots égaux à diviser parmi les Périèques restants. Les réformes paraissent répondre plus à des préoccupations militaires qu’à un éventuel idéal égalitaire, puisqu’on redistribue les terres principalement aux citoyens

L’éphore Lysandre présente le projet à la gérousie qui ne réussit pas à se mettre d’accord sur cette question des réformes. Ce qu’il faut entendre, c’est que les votes sont partagés, ce qui a comme conséquence qu’aucune majorité ne peut être dégagée. Par conséquent, Lysandre convoque une assemblée du peuple à laquelle Agis soumet ses mesures. Agis consent à faire le premier sacrifice, en renonçant à ses propres terres et à son argent. Dans la continuité, Agis affirme que sa famille qui possède beaucoup de richesses, ainsi que des relations et des soutiens politiques, suivra son exemple. Sa générosité entraîne les applaudissements de la foule. L’assemblée est favorablement impressionnée par la générosité du roi. Ce programme est chaleureusement accueilli par les classes les plus pauvres et par les jeunes générations. Cependant cette volonté de réforme pacifique est vigoureusement contestée par les tenant de l’oligarchie foncière.

Cependant le parti des oligarques, dirigé par Léonidas II, qui était l’autre monarque de la dynastie des Agiades [12], obtient de la gérousie le rejet des réformes, mais seulement par une voix d’avance. On sait que Léonidas II avait adopté des mœurs et des habitudes luxueuses valables lors de son passage à la cour des Séleucides [13]. Léonidas faisant obstacle à ses réformes, Agis IV décide de se débarrasser de cet opposant. Arguant d’une vieille loi interdisant de se marier avec une étrangère, Léonidas est par conséquent accusé d’avoir violé les lois en épousant une femme perse. On lui reproche aussi le fait d’avoir vécu dans un pays étranger. Léonidas est déchu et sa succession est assurée par son gendre Cléombrote III qui coopère avec Agis.

Cependant, peu de temps après, le mandat d’éphore de Lysandre arrive à son terme et les éphores de l’année suivante sont des opposants à Agis. Ils cherchent à restaurer le pouvoir de Léonidas. Ils lancent une accusation à l’encontre de Lysandre en affirmant que ce dernier a tenté de violer les lois de par son action. Alarmé par la tournure des événements, Lysandre convainc Agis de prendre une initiative sans précédent qui consiste à déposer les éphores par la force et à en nommer d’autres à la place. Pour ce faire, Lysandre invente la thèse de la prédominance des deux rois sur les éphores. Il s’agit d’un véritable coup d’État dont le caractère révolutionnaire est marqué par le fait qu’on arme de nombreux jeunes gens, mais contrairement à toute attente, on ne tue personne.

Léonidas s’enfuit à Tégée [14] tout en étant protégé d’Agis par Agésilas. Ce dernier réussit à persuader Agis et Lysandre que le moyen le plus efficace d’obtenir le consentement des riches à la redistribution de leurs terres serait de commencer par annuler les dettes. En conséquence, les dettes sont annulées et toutes les obligations, les registres et les titres sont entassés sur la place du marché et brûlés. Rétrospectivement l’abolition des dettes est le seul point du programme de réformes d’Agis qui a été appliquée.

Cependant l’anaplèrôsis [15], n’est pas réalisé. Selon Plutarque, le retard est imputable à l’éphore Agésilas, un grand propriétaire endetté qui avait intérêt à une abolition des dettes, mais non à un nouveau partage des terres. Les choses semblent être plus compliquées en réalité, parce que certains Spartiates ayant récupérés leurs terres hypothéquées ne souhaitent plus une redistribution des terres qui aurait tourné à leur désavantage.

Agésilas, étant parvenu à ses fins, c’est-à-dire à l’abolition des créances, trouve divers prétextes pour retarder le partage des terres. Pendant ce temps-là, les Achéens [16] assistent Sparte contre les Étoliens [17]. Agis est donc envoyé à la tête d’une armée. La tactique prudente de Aratos de Sycione ne laisse aucune occasion à Agis pour se distinguer au combat. Cependant Agis gagne une certaine réputation pour l’excellente discipline de ses troupes.

Le problème, c’est qu’en son absence, Agésilas provoque la colère des classes les plus pauvres par le report systématique de la division des terres. L’impopularité d’Agélisas et l’absence d’Agis qui mène une guerre loin de Sparte permettent aux adversaires de la réforme de rappeler Léonidas, qui, du coup, nomme de nouveaux éphores. Par conséquent, les pauvres ne font aucune résistance lorsque les ennemis d’Agis remettent ouvertement en place Léonidas II sur le trône. Agis fuit avec pour refuge le temple d’Athéna Khalkioïcos à Sparte.

En 241 av. jc, Agis est trahi par des amis lorsqu’il quitte le sanctuaire pour prendre un bain. Agis est jeté en prison. Léonidas vient immédiatement avec une bande de mercenaires et entoure la prison tandis que les éphores entrent et organisent un simulacre de procès. Lors de ce procès, Agis répond aux accusations en arguant du fait qu’il a cherché à suivre et imiter Lycurgue pour revenir à la constitution originelle de Sparte. Lorsqu’on lui demande s’il se repent pour ce qu’il a commis, Agis répond qu’il ne devait jamais se repentir d’un si grand dessein, même en face de la mort. Il est condamné et exécuté rapidement par strangulation, notamment parce que les éphores craignaient une opération de sauvetage, étant donné le fait qu’une foule importante de gens s’était rassemblée autour des portes de la prison.

L’échec d’Agis s’explique par des causes conjoncturelles. Son refus de la violence a permis à ses opposants de se réorganiser. Une application trop lente de la réforme n’a pas permis de créer de nouveaux citoyens qui auraient pu le soutenir. Enfin, les soutiens politiques sur lesquels reposent les réformes étaient insuffisants. En effet, la grande majorité des femmes qui détenaient des terres n’était guère sensible à l’idéal guerrier d’Agis. Enfin, il y avait quelque chose dans la réforme elle-même qui ne plaisait pas, notamment parce que l’accroissement du nombre de citoyens pose un problème pour les anciens citoyens qui ainsi devenaient minoritaires. Le conservatisme spartiate n’était pas prêt pour des réformes de cette envergure.

Le successeur d’Agis sur le trône fut son fils Eudamidas III.

Agis succède à son père à l’âge d’environ 20 ans. On sait que son règne a duré 4 années. L’intérêt de son règne provient de son action contre la crise intérieure que Sparte rencontre à l’époque de sa succession.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de E., Levy, Sparte : Histoire politique et sociale jusqu’à la conquête romaine, Éditions du Seuil, Juin 2003.

Notes

[1] Sparte était une ville-état de premier plan dans la Grèce antique . Dans l’Antiquité, la ville-état était connue sous le nom de Lacedaemon, tandis que le nom de Sparte désignait son établissement principal sur les rives de la rivière Eurotas en Laconie, dans le sud-est du Péloponnèse. Vers 650 av. jc, elle est devenu la puissance terrestre militaire dominante dans la Grèce antique. Compte tenu de sa prééminence militaire, Sparte fut reconnu comme le chef de file des forces grecques combinées pendant les guerres gréco-perses. Entre 431 et 404 av. jc, Sparte fut le principal ennemi d’ Athènes pendant la guerre du Péloponnèse

[2] À partir de la réforme de Lycurgue au 7ème siècle av. jc, Sparte possède deux rois représentant l’un la famille des Agiades, l’autre celle des Eurypontides. Ils exercent conjointement des pouvoirs essentiellement militaires et religieux. Ce sont deux familles issues, selon la légende, de jumeaux descendants d’Héraclès, Eurysthénès, père d’Agis 1er et Proclès, père d’Eurypon. C’est d’après eux que les Spartiates se nomment, dans leur ensemble, Héraclides. Les familles doivent rester distinctes, ce qui implique qu’elles ne puissent porter les mêmes noms Agis, fondateur des Agiades, est l’exception, puisque le nom ne se retrouve ensuite que chez les Eurypontides ; Agésilas est porté d’abord par les Agiades, puis par les Eurypontides. Les intermariages sont interdits. Leurs tombeaux se trouvent en des endroits différents : Pitana, l’un des quatre villages qui forment la ville, est le berceau des Agiades, alors que les Eurypontides sont basés à Limnai. Les deux rois sont supposés égaux, même si Eurysthénès est supposé l’aîné des jumeaux, et donc donner une préséance théorique aux Agiades

[3] L’Étolie est une région de Grèce centrale située au sud de l’Épire et séparée du nord du Péloponnèse par le golfe de Corinthe. Au cours du 4ème siècle av. est formée la ligue étolienne qui renforce l’autonomie et la puissance politique de l’Étolie. L’armée des Étoliens est impliquée dans plusieurs guerres, plusieurs l’opposant à ses voisins d’Acarnanie, d’autres contre des puissances étrangères, comme la guerre lamiaque et les guerres contre la Macédoine.

[4] Une oligarchie est une forme de gouvernement où le pouvoir est détenu par un petit groupe de personnes qui forme une classe dominante. On peut distinguer les oligarchies institutionnelles et les oligarchies de fait. Les oligarchies institutionnelles sont les régimes politiques dont les constitutions et les lois ne réservent le pouvoir qu’à une minorité de citoyens. Les oligarchies de fait sont les sociétés dont le gouvernement est constitutionnellement et démocratiquement ouvert à tous les citoyens mais où en fait ce pouvoir est confisqué par une petite partie de ceux-ci.

[5] L’agogé est un terme d’origine grecque. Il désigne d’abord la conduite, c’est-à-dire le comportement. Par extension, il désigne plusieurs choses liées à la Grèce antique : dans un premier sens, l’agogé est une méthode usitée dans la mélopée (musique grecque) ; dans un second sens, il s’agit de l’éducation spartiate à laquelle sont soumis les jeunes garçons de la cité.

[6] kleros

[7] Les éphores sont un directoire de cinq magistrats annuels à Sparte, dont ils forment le véritable gouvernement. Créé à une date indéterminée (il existe déjà au 6ème siècle av. jc), l’éphorat est supprimé en 227 av. jc par Cléomène III, puis rétabli par Antigone III Doson, roi de Macédoine, avant d’être définitivement aboli par l’empereur Hadrien au 2ème siècle.

[8] qui dans la Grèce antique sont les habitants libres mais non citoyens de la Laconie et de la Messénie

[9] La bataille d’Aigos Potamos, en Chersonèse de Thrace, a eu lieu en 405 av. jc entre les flottes d’Athènes et de Sparte. Elle a été le dernier engagement majeur de la guerre du Péloponnèse. À l’issue de cette bataille, la flotte spartiate, sous le commandement de Lysandre, détruisit complètement sa concurrente athénienne. Cela mit un terme effectif à la guerre, Athènes ne pouvant pas importer du grain ou communiquer avec le reste de son empire sans le contrôle de la mer.

[10] La guerre du Péloponnèse désigne le conflit qui oppose la ligue de Délos, menée par Athènes, et la ligue du Péloponnèse, sous l’hégémonie de Sparte. La guerre du Péloponnèse est la première guerre d’une série de conflits pour l’hégémonie d’une cité sur l’ensemble du monde grec. Ce conflit met fin à la pentecontaetie et s’étend de 431 à 404 en trois périodes généralement admises : la période archidamique de 431 à 421, la guerre indirecte de 421 à 412, et la guerre de Décélie de 412 à 404. La guerre du Péloponnèse se termine par la victoire de Sparte et l’effondrement de l’impérialisme athénien. Cette victoire lui coûte cependant la perte de sa puissance au 4ème siècle av. jc.

[11] La gérousie est l’équivalent spartiate du Sénat : c’est un élément aristocratique et oligarchique, par opposition à l assemblée du peuple

[12] À partir de la réforme de Lycurgue au 7ème siècle av. jc, Sparte possède deux rois représentant l’un la famille des Agiades, l’autre celle des Eurypontides. Ils exercent conjointement des pouvoirs essentiellement militaires et religieux. Ce sont deux familles issues, selon la légende, de jumeaux descendants d’Héraclès, Eurysthénès, père d’Agis 1er et Proclès, père d’Eurypon. C’est d’après eux que les Spartiates se nomment, dans leur ensemble, Héraclides. Les familles doivent rester distinctes, ce qui implique qu’elles ne puissent porter les mêmes noms Agis, fondateur des Agiades, est l’exception, puisque le nom ne se retrouve ensuite que chez les Eurypontides ; Agésilas est porté d’abord par les Agiades, puis par les Eurypontides. Les intermariages sont interdits. Leurs tombeaux se trouvent en des endroits différents : Pitana, l’un des quatre villages qui forment la ville, est le berceau des Agiades, alors que les Eurypontides sont basés à Limnai. Les deux rois sont supposés égaux, même si Eurysthénès est supposé l’aîné des jumeaux, et donc donner une préséance théorique aux Agiades

[13] Les Séleucides sont une dynastie hellénistique issue de Séleucos 1er, l’un des diadoques d’Alexandre le Grand, qui a constitué un empire formé de la majeure partie des territoires orientaux conquis par Alexandre, allant de l’Anatolie à l’Indus. Le cœur politique du royaume se situe en Syrie, d’où l’appellation courante de « rois de Syrie ». Les Séleucides règnent jusqu’au 2ème siècle av. jc sur la Babylonie et la Mésopotamie dans la continuité des Perses achéménides.

[14] Tégée est une ancienne cité du sud-est de l’Arcadie, sur le territoire de l’actuelle Tégéa, mentionnée dans l’Iliade, probablement déjà occupée à l’époque mycénienne. L’importance du site résulte de sa position centrale dans le Péloponnèse, et de la présence du temple d’Athéna Aléa, l’un des plus somptueux de toute la Grèce. Le site est très ruiné, mais il a conservé de nombreuses œuvres de l’architecte et sculpteur Scopas de Paros, et a permis de développer les connaissances sur le culte d’Athéna Aléa en Arcadie.

[15] c’est-à-dire l’extension du corps civique

[16] Les Achéens sont souvent le nom donné à l’un des premiers peuples de langue indo-européenne à s’être établi en Grèce continentale. Ils y apparaissent vers 1900 av. jc. Ils sont originaires de régions plus septentrionales. Ils y arrivent par l’ouest, et s’installent d’abord en Épire, puis descendent en Thessalie. Ils repoussent les anciens habitants, les supposés Pélasges, grâce à leur suprématie militaire. Ils dominent ensuite les populations de Béotie, d’Attique, et enfin du Péloponnèse où ils s’arrêtent en Argolide. Un groupe va même former la population ionienne d’Asie Mineure. Les Achéens sont ainsi parfois considérés comme les premiers Grecs. Les élites achéennes dominent les populations indigènes. Leur langue s’impose dans la région. Au départ, les Achéens sont groupés en petites communautés rurales, puis connaissent un essor continu, bénéficiant en partie de l’influence culturelle de la civilisation minoenne de Crète. Les premières traces écrites en grec archaïque apparaissent chez les Mycéniens au 15ème siècle av. jc.

[17] L’Étolie est une région de Grèce centrale située au sud de l’Épire et séparée du nord du Péloponnèse par le golfe de Corinthe. Au cours du 4ème siècle av. est formée la ligue étolienne qui renforce l’autonomie et la puissance politique de l’Étolie. L’armée des Étoliens est impliquée dans plusieurs guerres, plusieurs l’opposant à ses voisins d’Acarnanie, d’autres contre des puissances étrangères, comme la guerre lamiaque et les guerres contre la Macédoine.