Notes
[1] Les Sakas sont un peuple indo-européen qui vivait jusqu’en 380 après jc dans une région couvrant le Kazakhstan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et une partie de l’Iran, de l’Ukraine, des monts Altaï et de la Sibérie en Russie. La plupart des chercheurs les considèrent comme une branche des Scythes. Il ne faut pas les confondre avec les Sakha, nom que se donnent à eux-mêmes les Yakoutes de Sibérie.
[2] Un satrape est le gouverneur d’une satrapie, c’est-à-dire une division administrative de l’Empire perse.
[3] La Drangiane ou Tzarangiane, était une province et une satrapie de l’Empire achéménide. Elle recouvrait la région du Lac Hamoun, les marais du bassin endorhéique du Sistan, aux confins de l’Iran, de l’Afghanistan et du Pakistan, et son principal bassin versant, la vallée de Helmand, dans le sud-ouest de l’actuel Afghanistan et le « méplat » (Nok Kondi) de l’ouest du Pakistan. Elle correspond à l’actuelle région du Seistān au sud-ouest de l’Afghanistan. Sa capitale était Prophtasie. C’est dans cette ville, lors de la conquête de cette province en 330 av. jc par Alexandre le Grand, que Philotas fut exécuté.
[4] autour de l’actuelle Kandahar
[5] e Pendjab ou Panjab est une région du sous-continent indien comprenant une grande partie de l’est du Pakistan (province du Pendjab pakistanais) et du nord-ouest de l’Inde (État du Pendjab indien et parties de l’Haryana, l’Himachal Pradesh, Chandigarh, Jammu et Delhi). Le Pendjab a une longue histoire. Il a été habité par les Harappéens, les proto-Dravidiens et les Indo-Aryens et envahi par les Perses, les Grecs, les Kouchans, les Ghaznévides, les Timourides, les Moghols, les Afghans et les Britanniques. En 326 av. jc, Alexandre le Grand envahit une partie du Pendjab à partir du nord et défait le roi Porus. Ses armées entrent dans la région par l’Hindu Kush et son empire s’étend jusqu’à la ville de Sagala. En 305 av. jc, le Pendjab fait partie de l’empire Maurya puis du Royaume indo-grec vers 200 av. jc. Ménandre 1er, qui règne d’environ 160 à 135 av. jc, se convertit probablement au bouddhisme. La région est envahie plusieurs fois, notamment par les Scythes et les Yuezhi. Ces derniers fondent l’Empire kouchan au 1er siècle.
[6] Le Pakistan, est une république islamique d’Asie du Sud entourée par l’Iran, l’Afghanistan, la Chine, l’Inde et la mer d’Arabie. Sur le territoire que le Pakistan occupe, la civilisation de la vallée de l’Indus fut influencée au milieu du 2ème millénaire av. jc par l’arrivée de la civilisation aryenne, qui donna lieu au védisme qui a jeté les bases de l’hindouisme. Les empires successifs et les royaumes ont régné sur la région de l’Empire perse achéménide autour de 543 av. jc, à Alexandre le Grand en 326 av. jc et l’empire maurya. Le royaume indo-grec fondé par Demetrius de Bactria a inclus le Gandhara et le Pendjab en 184 av. jc, et a atteint sa plus grande ampleur sous Ménandre 1er, établissant la période gréco-bouddhiste avec des avancées dans le commerce et la culture. La ville de Taxila (Takshashila), l’un des principaux emplacements archéologiques du pays, est devenue un centre d’étude important des périodes antiques.
[7] L’Afghanistan est un pays d’Asie du Sud ou d’Asie centrale sans accès à la mer entouré par l’Ouzbékistan au nord, la Chine et le Tadjikistan au nord-est, le Pakistan à l’est-sud-est, l’Iran à l’ouest et le Turkménistan au nord-ouest. Carrefour de l’Asie, ce pays constituait, à l’époque de l’Antiquité, un point de passage important sur la route de la soie et pour les conquérants qui souhaitaient prendre le contrôle de l’Inde : Cyrus le Grand, Alexandre le Grand, Gengis Khan, l’empereur Babur, etc. Cette région est aussi le noyau de vastes empires comme l’Empire bactrien, l’Empire kouchan ou encore l’Empire ghaznévide. L’expansion de l’islam y a commencé dès la fin du 7ème siècle. C’est à la suite de l’effondrement du royaume perse afcharide que l’Afghanistan devient une entité souveraine en 1747, sous le commandement du général Ahmad Shah Durrani, devenu premier padichah du pays cette même année.
[8] Taxila est une ville et un important site archéologique de l’ancien Gandhara. Il est situé dans le district de Râwalpindî, dans la province pakistanaise du Pendjab, à sa frontière avec la Province de Khyber Pakhtunkhwa, à l’ouest d’Islâmâbâd et près de l’extrémité de la Grand Trunk Road.
[9] La ville se trouve dans la partie orientale de l’Inde, dans la région du delta du Gange, à une altitude comprise entre 1,5 m et 9 m. Elle est située à 246 km à l’ouest-sud-ouest de Dacca, au Bangladesh, à 469 km au sud-est de Patna, à 623 km à l’est-sud-est de Varanasi, à 1 303 km à l’est-sud-est de New Delhi et à 1 560 km au nord-est de Bangalore. Les villes de Hong Kong en Chine, de Tamanrasset dans le désert du Sahara et de La Havane à Cuba sont situés à des latitudes comparables dans l’hémisphère nord. La ville s’étire suivant une direction nord-sud sur la rive gauche du fleuve Hooghly. Elle s’est en grande partie développée sur d’anciens terrains marécageux. Les marais qui subsistent, connus sous le nom de marais de Calcutta Est, ont été déclarés zone naturelle d’importance mondiale. À l’instar de la majeure partie de la plaine indo-gangétique, le sol de Calcutta est essentiellement composé d’alluvions. La ville est construite sur des couches de roches sédimentaires d’âge quaternaire constituées d’argiles, de limons, de sables et de graviers plus ou moins grossiers. Ces sédiments sont pris en sandwich entre deux couches d’argiles situées respectivement entre 250 m et 650 m de profondeur pour l’une et entre 10 m et 40 m de profondeur pour l’autre. La ville se trouve dans une zone de sismicité de niveau 3 sur une échelle allant de 1 à 5 établie par le « bureau des mesures indien » pour évaluer le risque de survenue d’un tremblement de terre de magnitude élevée en un lieu donné.
[10] Takht-i-Bahi est un site historique dans le district de Mardan, province de Khyber Pakhtunkhwa au Pakistan, ancienne province du Gandhara. C’était d’abord un complexe zoroastrien qui a été converti au 1er siècle (période du royaume indo-parthe) en un complexe monastique bouddhiste 2ème siècle - 5ème siècle). Ce complexe est considéré par les archéologues comme étant particulièrement représentatif de l’architecture des centres monastiques bouddhistes de son époque. Son nom signifie « trône de la source » : de « takht », trône, et « bahi », eau ou source, en perse et ourdou. Il fut ainsi nommé parce qu’il est situé sur une colline (le « trône ») et près d’un ruisseau (la « source »).
[11] (50 km. au nord-est de Peshawar)
[12] un dialecte de l’Araméen
[13] Édesse était la capitale de l’Osroène, un petit État d’abord indépendant de 132 av. jc à 216 ap. jc, devenu province romaine en 214, puis incorporé au diocèse d’Orient. Vers 204, Abgar IX se convertit au christianisme. C’est, dans l’histoire du christianisme, le premier roi chrétien. À la suite de cette conversion, le christianisme syriaque se développa autour d’Édesse et de nombreux monastères furent construits, en particulier celui de la colline, le Torâ d-Ourhoï. En 216, l’empereur Romain Caracalla s’empara définitivement du petit royaume, qui devint une province romaine. En 262, le roi des Perses sassanides Chahpuhr Ier occupa brièvement Édesse puis l’abandonna du fait de l’arrivée du roi de Palmyre Odenath II venu défendre la ville. Celui-ci, allié de l’empereur romain Gallien, avait en charge la défense de ses territoires en Orient. À partir de 250, Édesse, où le christianisme avait bien progressé, accueillit les chrétiens chaldéens, chassés de Perse par les Sassanides.
[14] Se dit d’un texte qui n’est pas authentique ; faux : Testament apocryphe.
[15] Madras est la capitale du Tamil Nadu, l’État indien le plus au sud. C’est la plus grande ville de l’État quant à la superficie et la population, et elle est située sur la côte de Coromandel, dans le golfe du Bengale. Thomas, l’un des douze apôtres, est associé à Madras. La tradition des chrétiens locaux rapporte qu’il est venu en Inde pour évangéliser la colonie juive qui y était installée depuis le 7ème siècle avant notre ère. Selon cette tradition il est mort en martyr à Madras en 72, transpercé par une lance, sur un petit mont appelé aujourd’hui le mont Saint-Thomas, où un sanctuaire a été édifié, et où les chrétiens indiens viennent en pèlerinage.