Bienvenue sur mon site historique. Bon surf

L’histoire pour le plaisir

Accueil du site > Histoire du 12ème siècle > Alphonse II Bérenger dit Alphonse II de Provence

Alphonse II Bérenger dit Alphonse II de Provence

lundi 21 septembre 2026, par lucien jallamion (Date de rédaction antérieure : 6 avril 2012).

Alphonse II Bérenger dit Alphonse II de Provence (vers 1180-1209)

Comte de Provence de 1196 à 1209-Comte de Forcalquier en 1209

Sceau d'Alphonse II en 1209 (Louis Blancard, Iconographie des sceaux et bulles des archives des Bouches-du-Rhône, Marseille-Paris, 1860) (source : wiki/domaine public)Fils d’Alphonse II, roi d’Aragon [1], comte de Barcelone [2], de Roussillon [3] et de Provence [4], et de Sancie de Castille. Il succéda à son père vers l’âge de 15 ans, sous la tutelle de son oncle Sanche de Roussillon ou Sanche d’Aragon . En juillet 1193, son père et le comte de Forcalquier [5] Guillaume IV avaient conclu le traité d’Aix par lequel Alphonse II devait épouser Garsende de Sabran, petite-fille et héritière du comte de Forcalquier. Dès la mort du roi Alphonse II, Guillaume envoya une armée piller la région d’Aix [6] et maria son autre petite-fille au dauphin [7] Guigues VI de Bourgogne en 1202.

Les catalans de Provence occupèrent alors Sisteron [8] et obligèrent Guillaume à respecter les termes du traité. Il y eut d’autres heurts, et les 2 comtes moururent la même année. Gersende gouverna au nom de son fils Raimond Bérenger IV, puis fit donation du comté de Forcalquier à son fils devenu majeur, réunissant ainsi les deux comtés. En 1207, il nomme l’anglais Gervais de Tilbury, juge mage de Provence [9].

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Alfonso II di Provenza »

Notes

[1] Le royaume d’Aragon est une entité politique du nord-est de la péninsule Ibérique, née en 1035 de l’union des comtés d’Aragon, du Sobrarbe et de la Ribagorce et disparue en 1707 avec son intégration au sein du royaume d’Espagne par les décrets de Nueva Planta.

[2] Le comté de Barcelone est à l’origine une subdivision du royaume wisigoth en Hispanie. Conquis par les Maures à la fin du 8ème siècle, reconquis par Charlemagne en 801, il est intégré à la marche d’Espagne, province frontière face aux musulmans d’Al-Andalus. Des comtes nommés par les souverains carolingiens se succèdent à la tête de ce comté, considéré comme le plus important de la marche. À l’extinction de la dynastie carolingienne, les comtes se succèdent de façon héréditaire dans la descendance du comte Guifred, dit le Velu. Cette dynastie domine également les comtés de Girone et de Ausone, et rassemble peu à peu sous son autorité directe ou indirecte tous les comtés formant l’actuelle Catalogne : Besalú, Cerdagne, Empuries, Pallars, Roussillon et Urgell.

[3] e comté de Roussillon est une ancienne principauté féodale située dans les Pyrénées orientales. Le comté de Roussillon serait né à l’époque wisigothique comme une subdivision administrative du royaume wisigoth. Ses limites correspondaient à la civitas Ruscinonensis antique (d’où il tient son nom), c’est-à-dire l’actuel département des Pyrénées-Orientales sans la Cerdagne ni le Capcir. Probablement détruit par l’invasion arabe de 721, le comté renaquit au moment de la reconquête carolingienne, et fut intégré à la Marche d’Espagne, puis au marquisat de Gothie. Le Roussillon est alors aux mains de comtes nommés ou reconnus par le pouvoir impérial, mais cette tutelle se fait moins forte au cours du 9ème siècle, et après la fin de la dynastie carolingienne, il est considéré comme un bien patrimonial qui passe au tout début du 10ème siècle aux mains de la dynastie d’Empuries. À ce moment, son territoire se réduit à la partie orientale de l’actuel département des Pyrénées-Orientales. La capitale de ce comté est d’abord Château-Roussillon, puis la ville de Perpignan. Le comté reste dans les mains de cette dynastie jusqu’en 1172, à la mort du comte Girard II de Roussillon, qui lègue son comté à son parent et suzerain le roi Alphonse II d’Aragon.

[4] Le Comté de Provence est une ancienne principauté territoriale située à l’est du delta du Rhône. Il ne doit pas être confondu avec le marquisat ou le Duché de Provence. En 1019, Emma, comtesse de Provence, se maria avec Guillaume Taillefer, comte de Toulouse, transmettant les droits de la lignée de Roubaud à la maison de Toulouse. Le titre de marquis de Provence passa définitivement à cette maison à compter de 1093. En 1112, Douce de Provence, héritière des droits de la ligne de Guilhem, épousa Raimond Bérenger III, comte de Barcelone, qui devient Raimond Bérenger 1er de Provence. Les maisons de Toulouse et de Barcelone entrèrent alors en conflit pour le marquisat. Un traité fut conclu, en 1125, entre Raymond Bérenger et Alphonse Jourdain de Toulouse : par celui-ci, le comté de Provence fut divisé en un marquisat au nord de la Durance - attribué aux Toulouse - et un comté au sud, attribué à Barcelone. En 1193, Alphonse II de Provence épouse Gersande de Forcalquier, ce qui donne naissance au comté de Provence Forcalquier.

[5] Le comté de Forcalquier est issu du comté de Provence, dont les règles de succession prévoyaient l’indivision. Toutefois, à la fin du 11ème siècle, la maison de Provence disparaît. Restent deux comtesses veuves, Adélaïde de Provence, qui devient ensuite Adélaïde de Forcalquier, et Gerberge de Provence.

[6] Aix-en-Provence est une commune française du Sud-est de la France, dans le département des Bouches-du-Rhône, dont elle est sous-préfecture. Fondée en 122 av. jc sous le nom d’Aquae Sextiae par la garnison romaine de Gaius Sextius Calvinus, Aix devient par la suite la capitale du comté de Provence.

[7] Les comtes d’Albon puis dauphins de Viennois, seigneurs du Dauphiné de Viennois, furent les premiers à porter le titre de dauphins de Viennois. Ce surnom vient du fait que de nombreux comtes de Viennois ont porté comme second prénom Dauphin, équivalent assez peu courant au masculin du prénom féminin Delphine (ou Dauphine), et ce depuis Guigues IV Dauphin, comte d’Albon et du Viennois de 1133 à 1142.

[8] Sisteron (en occitan provençal Sisteroun (norme mistralienne)/Sisteron (norme classique)) est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence. Elément culturel très important, une charte communale consulaire fut attribuée à la communauté à une date antérieure au 13ème siècle. Elle est confirmée par les comtes en 1212. Celle-ci préserve de domination seigneuriale, comporte des allègements fiscaux, établit un lien direct avec le comte en échange de fidélité et de missions particulières.

[9] Les juges mages du comté de Provence étaient des officiers de justice qui jouaient un rôle crucial dans la justice temporelle dans les territoires angevins au 13 et 14ème siècles. Ils étaient responsables de la gestion des affaires judiciaires et de la mise en œuvre des lois. Leur fonction était souvent liée à la gestion des terres et des domaines, et ils avaient également des responsabilités administratives. Les juges mages étaient souvent des hommes de loi formés dans l’université et avaient des compétences variées, allant de la simple gestion des affaires jusqu’à des rôles plus complexes dans le gouvernement et la justice.