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John de la Pole 1er comte de Lincoln

mercredi 30 septembre 2026, par lucien jallamion

John de la Pole 1er comte de Lincoln (1462/1464-1487)

1er comte de Lincoln

Fils aîné de John de la Pole 2ème duc de Suffolk , et d’ Élisabeth d’York , fille de Richard Plantagenêt, 3ème duc d’York [1], et de Cécile Neville. Il est de ce fait un neveu maternel des rois d’Angleterre Édouard IV et Richard III, ainsi qu’un cousin d’Édouard V. le comte de Lincoln est une personnalité importante de la fin de la guerre des Deux-Roses [2] en tant que dernier leader des prétentions au trône de la Maison d’York [3].

En mars 1485, Richard III le désigne héritier du trône. Après la défaite et la mort de Richard à la bataille de Bosworth le 22 août 1485 [4], il se réconcilie avec le nouveau roi, Henri VII. Mais il se montre vite impatient de prendre le pouvoir et soutient pour cela l’imposteur Lambert Simnel.

On ignore encore si il désirait s’emparer pour lui-même du trône si la révolte de Simnel s’était révélée fructueuse. En définitive, il est tué à la bataille de Stoke en juin 1487 [5] et est peu après déclaré félon à titre posthume.

Fils de William de la Pole 1er duc de Suffolk conseiller du roi d’Angleterre Henri VI jusqu’à son exécution pour haute trahison en 1450, et d’ Alice Chaucer , petite-fille du célèbre poète de la fin du 14ème siècle Geoffrey Chaucer .

Sa mère Élisabeth est quant à elle le 6ème enfant et la 3ème fille de Geoffrey Chaucer, 3ème duc d’York, et de Cécile Neville. John de la Pole est en conséquence par sa mère le neveu maternel d’Édouard IV, premier souverain de la Maison d’York à accéder au trône en 1461 au cours de la guerre des Deux-Roses à la suite de la déchéance d’Henri VI. En 1463, Édouard restaure à son beau-frère John de la Pole le titre de duc de Suffolk, confisqué en 1450, et, le 13 mars 1467, crée son fils aîné John comte de Lincoln [6], bien que celui-ci ne soit âgé que de 5 ans. Le jeune John est aussi fait chevalier de l’Ordre du Bain [7] le 18 avril 1475.

Le comte de Lincoln épouse, sans doute à la fin des années 1470, Margaret FitzAlan, fille de Thomas FitzAlan , 10ème comte d’Arundel [8], et de Margaret Woodville, sœur d’Élisabeth Woodville, l’épouse d’Édouard IV. John de la Pole aurait eu 3 enfants de cette union. Mais les différents historiens ne s’accordent pas sur le nombre et le nom des enfants de Lincoln.

Désigné chef du cortège funéraire à la mort d’Édouard IV le 9 avril 1483, John de la Pole est partisan de l’avènement au trône de son autre oncle, Richard III. Lincoln porte ainsi son orbe lors de son couronnement le 6 juillet. Il reçoit un revenu annuel de 500 livres et est chargé de présider le Conseil du Nord. À la suite de la mort de son unique fils Édouard de Middleham le 9 avril 1484, Richard nomme de la Pole Lord lieutenant d’Irlande [9] le 21 août, même si ses fonctions sont en réalité exercées par Gerald FitzGerald 8ème comte de Kildare [10]. Désormais sans héritier, Richard III semble avoir désigné Lincoln pour lui succéder en mars 1485, mais sans cérémonie officielle. Le jeune Édouard Plantagenêt, 17ème comte de Warwick [11], a en théorie une revendication au trône supérieure, mais l’exécution pour haute trahison de son père Georges Plantagenêt 1er duc de Clarence , frère puîné d’Édouard IV, en 1478 le prive de ses droits. Richard accorde d’importants dons en terres à Lincoln, notamment celles confisquées à Marguerite Beaufort , ainsi que les revenus du duché de Cornouailles [12], traditionnellement reçus par l’héritier au trône.

Après la bataille de Bosworth le 22 août 1485 lors de laquelle Richard III est tué, le comte de Lincoln se soumet au vainqueur issu de la Maison de Lancastre [13], Henri VII, qui lui accorde son pardon pour l’avoir combattu. Lincoln jure d’être loyal envers le nouveau souverain.

Mais de la Pole se met rapidement à convoiter la couronne. Au début de l’année 1487, un ecclésiastique nommé Richard Symonds lui présente Lambert Simnel, qui a une forte ressemblance physique avec le comte de Warwick. Le véritable comte est en réalité enfermé à la tour de Londres par Henri VII. Lincoln décide alors de promouvoir Warwick comme le véritable héritier de la Maison d’York, en se servant de Simnel pour le représenter, et devient le leader naturel de la cause yorkiste. John de la Pole part pour la Bourgogne le 19 mars 1487 afin de persuader sa tante Marguerite d’York de financer son expédition militaire pour renverser Henri VII. Tout en soutenant nominalement Simnel, il est possible que Lincoln ait contemplé son propre avènement comme le but final de l’entreprise.

Avec une armée de mercenaires, le comte de Lincoln s’embarque pour l’Irlande le 4 mai, où le comte de Kildare, désireux de voir la Maison d’York restaurée en Angleterre afin de pouvoir librement gouverner l’Irlande comme sous le règne de Richard III, lui apporte son soutien. Lambert Simnel est proclamé roi d’Angleterre en Irlande et est couronné le 24 mai 1487 à Dublin [14] sous le nom d’Édouard VI. Avec une armée essentiellement composée de recrues irlandaises levées par Thomas FitzGerald de Laccagh , Lincoln débarque à Piel [15] dans le Lancashire [16] le 4 juin et marche vers York [17], bastion des soutiens de Richard III. Néanmoins, la ville refuse de l’accepter. Les Yorkistes remportent ensuite une victoire contre une petite force lancastrienne de 400 hommes à Bramham Moor [18] au soir du 10 juin, ce qui permet à Lincoln d’échapper au gros des forces d’Henri VII, qui a mobilisé ses troupes dès l’annonce de l’invasion. Malgré cette diversion fructueuse, l’armée yorkiste est en permanence harassée par la cavalerie lancastrienne d’ Édouard Woodville .

Les Yorkistes franchissent ensuite le fleuve Trent [19] et établissent leur position au sommet d’une colline près du village d’East Stoke [20], situé dans le Nottinghamshire [21]. Peu après, l’avant-garde lancastrienne commandée par John de Vere, 13ème comte d’Oxford [22], rencontre le 16 juin 1487 l’armée yorkiste et engage le combat. Au cours de la bataille de Stoke, les Yorkistes sont sévèrement battus. Lincoln est lui-même tué au cours des combats, tout comme les autres éminents commandants yorkistes. En novembre 1487, le Parlement d’Angleterre confisque ses titres et terres de manière posthume.

Sa mort ne met cependant pas fin à la revendication de la famille de la Pole au trône, malgré la loyauté de son père envers Henri VII. En effet, son frère puîné Edmond de la Pole devient le prétendant yorkiste jusqu’à son exécution sur ordre d’Henri VIII en 1513.

Leur jeune frère Richard de la Pole poursuit sa propre revendication jusqu’à sa mort à la bataille de Pavie [23] en 1525, tandis que le 4ème frère de la Pole, William, demeure incarcéré à la tour de Londres [24] jusqu’à sa mort en 1539.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Stanley Bertram Chrimes, Henry VII, Londres, Yale University Press, 1999

Notes

[1] Duc d’York est un titre de noblesse de la pairie du Royaume-Uni associé à la ville d’York. Depuis le 15ème siècle, il est généralement attribué au deuxième fils du monarque britannique. Depuis 1461, le titre n’a jamais été transmis ; soit les porteurs n’ont pas eu de descendance masculine, soit ils sont devenus rois d’Angleterre.

[2] La guerre des Deux-Roses désigne un ensemble d’affrontements, constituant globalement une guerre civile discontinue, qui eut lieu en Angleterre entre la maison royale de Lancastre et la maison royale d’York. Elle est appelée ainsi en référence aux emblèmes des deux maisons, la rose rouge de Lancastre et la rose blanche d’York ; cette référence ne se fait pour autant qu’a posteriori, la rose de Lancastre n’ayant été utilisée comme emblème pour cette maison qu’à partir de 1485, à la dernière bataille du conflit. Cette guerre des roses est liée aux droits de succession de la couronne d’Angleterre. Elle débute en 1455 et prend fin en 1485, quand le dernier des rois de la maison d’York, Richard III, meurt sur le champ de bataille et que Henri Tudor devient roi sous le nom d’Henri VII, fondant la dynastie des Tudor. Il réunit ainsi les deux maisons royales issues de la même branche en se mariant à Élisabeth d’York, et permet la fin de la guerre entre les maisons de Lancastre et d’York ; il choisit également pour emblème la rose Tudor, qui fusionne les deux autres.

[3] La maison d’York est une branche cadette de la dynastie Plantagenêt qui a combattu la maison de Lancastre lors de la guerre des Deux-Roses. Son emblème est la rose blanche. Les recherches génétiques permirent de prouver qu’ils ne descendent pas de la famille Plantagenêt et sont donc illégitimes.

[4] La bataille de Bosworth, ou bataille de Bosworth Field, est l’avant-dernier affrontement de la guerre des Deux-Roses, guerre civile anglaise qui oppose les maisons de Lancastre et d’York durant la seconde moitié du 15ème siècle. Cette bataille a lieu le 22 août 1485 et voit la victoire du parti Lancastre, dont le chef, Henri Tudor, devient par la suite le premier roi de la maison Tudor. Son adversaire Richard III, dernier roi de la maison d’York, est tué durant l’affrontement. Les historiens considèrent la bataille de Bosworth comme marquant la fin de la dynastie Plantagenêt, ce qui en fait un moment-clef de l’histoire de l’Angleterre.

[5] La bataille de Stoke ou bataille de Stoke Field, a lieu le 16 juin 1487. Elle oppose l’armée du roi d’Angleterre Henri VII à des troupes rebelles menées par John de la Pole, comte de Lincoln, de sang royal, au nom d’un roi couronné à Dublin le 24 mai précédent, « Édouard VI ». Il s’agit selon la propagande Tudor de Lambert Simnel. Cette bataille peut être considérée comme le dernier soubresaut de la guerre des Deux-Roses, qui a opposé de 1455 à 1485 les maisons d’York et de Lancastre (puis Tudor).

[6]  En 1139, Étienne d’Angleterre créa le titre de comte de Lincoln pour Guillaume d’Aubigny. Cela offensa profondément, Guillaume de Roumare et son demi-frère Ranulph de Gernon, comte de Chester qui par leur mère, avaient hérité de vastes terres et de bâtiments dans ce comté. En décembre 1140, ces deux derniers prirent le château de Lincoln par la ruse, et le roi Étienne accorda le titre de comte à Guillaume de Roumare. Deux mois plus tard eu lieu la bataille de Lincoln dans laquelle le roi fut capturé. À sa libération, il confirma malgré tout le titre à Roumare. Les fréquents revirements d’alliance de son demi-frère Ranulf de Gernon, le puissant comte de Chester provoquèrent des reprises du titre par le roi en représailles. C’est pourquoi Guillaume d’Aubigny, comte d’Arundel est parfois mentionné comme comte de Lincoln dans certaines chartes.

[7] Le très honorable ordre du Bain (en anglais : The Most Honourable Order of the Bath) est le troisième ordre de chevalerie britannique dans l’ordre de préséance. Il est principalement décerné aux militaires ainsi qu’à certains fonctionnaires de haut rang. L’ordre a été fondé par le roi George 1er de Grande-Bretagne, le 18 mai 1725. Son nom provient de la cérémonie médiévale d’adoubement qui comportait un bain, symbolisant la purification, après lequel le récipiendaire devenait « chevalier du Bain ». Ce rituel a été initialement institué en 1399, par Henri IV d’Angleterre, lorsque ses 36 écuyers ont pris un bain en sa compagnie, après avoir veillé toute la nuit qui précédait son sacre. Ce n’est cependant qu’avec George 1er que les chevaliers furent élevés en ordre militaire régulier. L’ordre n’avait jamais réellement existé précédemment en tant que corps de chevaliers gouverné par des statuts et avec un nombre fixe de chevaliers. À l’origine, l’ordre s’appelait le « très honorable ordre militaire du Bain » (The Most Honourable Military Order of the Bath). Le terme « militaire » a été supprimé par la reine Victoria en 1847

[8] Ce titre fut créé la première fois vers 1141 pour le baron anglo-normand Guillaume d’Aubigny. Jusqu’au milieu du 13ème siècle, les comtes étaient aussi fréquemment connus en tant que comte de Sussex, jusqu’à ce que cet usage tombe en désuétude. À peu près au même moment, le titre passa à la famille d’origine bretonne FitzAlan, une plus ancienne branche de ce qui allait devenir la Maison Stuart, qui plus tard régna sur l’Écosse.

[9] Le Lord lieutenant d’Irlande (vice-roi d’Irlande), également nommé Judiciar (Justicier) durant le haut Moyen Âge, puis Lord Deputy d’Irlande jusqu’au 17ème siècle, était le représentant du roi et le chef de l’exécutif irlandais durant les périodes de la seigneurie d’Irlande (1171-1541), du royaume d’Irlande (1541-1800)Le Lord lieutenant d’Irlande (vice-roi d’Irlande), également nommé Judiciar (Justicier) durant le haut Moyen Âge, puis Lord Deputy d’Irlande jusqu’au 17ème siècle, était le représentant du roi et le chef de l’exécutif irlandais durant les périodes de la seigneurie d’Irlande (1171-1541), du royaume d’Irlande (1541-1800)

[10] Le titre de comte de Kildare est un titre de la pairie d’Irlande tenu par la Famille FitzGerald. Cette lignée de la famille anglo-normande des FitzGerald/FitzMaurice, s’implante en Irlande en 1169 lors de l’invasion normande de l’Irlande, elle est à l’origine des comtes de Kildare. Le comté est instauré en 1316 en faveur de John FitzGerald. Garret Mór FitzGerald et son fils, Garret Óg FitzGerald servent comme Lord Deputy d’Irlande, représentants du Seigneur d’Irlande c’est-à-dire le roi d’Angleterre en Irlande. Le 10ème comte Thomas FitzGerald, connu sous le surnom de Silken Thomas fut l’objet d’un décret de mort civile et fut déchu de ses droits en 1537. En 1554, le demi-frère de Thomas, seul héritier mâle de la famille, Gerald FitzGerald, fut recréé comte de Kildare dans la pairie d’Irlande, récupérant le titre original par lettres patentes en 1569. Ce second titre de comte s’éteignit en 1599. Le 20ème comte fut créé marquis de Kildare en 1761 et duc de Leinster en 1766.

[11] Le titre de comte de Warwick est l’un des plus anciens comtés de la pairie d’Angleterre (aujourd’hui éteinte), et est dorénavant lié au titre de Baron Brooke dans la pairie du Royaume-Uni, créée en 1837. Il fut créé par Guillaume II le Roux, pour récompenser Henri de Beaumont de son aide lors de la rébellion de 1088. Le 14 avril 1445, le titre de comte fut transformé en duc de Warwick spécialement pour Henry de Beauchamp.

[12] Le titre de duc de Cornouailles fut le premier titre de duc créé dans la pairie d’Angleterre. Il est le dernier en Angleterre à être toujours associé à un duché réel, le duché de Cornouailles. Il y a un autre duché en Angleterre, le duché de Lancastre, mais il n’y a plus eu de duc de Lancastre depuis que le titre a été rattaché à la couronne en 1413.

[13] La maison de Lancastre est une branche cadette de la dynastie Plantagenêt qui a combattu la maison d’York lors de la guerre des Deux Roses. Son emblème est la rose rouge.

[14] Dublin est la plus grande ville de l’île d’Irlande et de l’Irlande, dont elle est la capitale (la capitale de l’Irlande du Nord est Belfast). La ville est située sur la côte orientale de l’île et au centre du comté de Dublin. Dublin est la plus grande ville d’Irlande en importance politique et économique ainsi que par le nombre d’habitants depuis le haut Moyen Âge. En 1213 les Anglais, qui s’en étaient rendus maîtres, y élevèrent un château, fortifié au XVe siècle.

[15] Piel est une île du Royaume-Uni située en mer d’Irlande, près de la côte nord-ouest de l’Angleterre. Elle fait partie de la ville de Barrow-in-Furness, dans le comté de Cumbria. Située à un kilomètre de la côte, elle est l’une des sept îles de Furness. Sa superficie n’est que de 20 ha. Elle abrite le château de Piel.

[16] Le Lancashire est un comté en Angleterre. Le nom de l’ancienne ville principale du comté est Lancaster. Le chef-lieu actuel est Preston.

[17] York est une ville du nord de l’Angleterre. Située à la confluence de deux rivières, l’Ouse et la Foss, elle donne son nom au comté du Yorkshire. Fondée par les Romains sous le nom d’Eboracum, elle est l’une des villes majeures du royaume anglo-saxon de Northumbrie, puis la capitale du royaume viking de Jórvík. Elle est également le siège d’un archevêché de l’Église d’Angleterre. Après l’arrivée des Anglo-Saxons, York devint l’une des principales villes du royaume de Northumbrie sous le nom vieil anglais Eoforwic. Le roi Edwin y fut baptisé en 627. Elle devint le siège d’un évêché, puis d’un archevêché en 735. Tombée aux mains de la Grande Armée en 866, elle fut la capitale d’un royaume viking de 876 à 954 sous le nom de Jórvík, date de sa conquête définitive par le royaume d’Angleterre. Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s’empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En 1190, Richard de Malbis et d’autres nobles d’York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième croisade profitèrent d’un incendie qui avait éclaté en ville pour faire courir une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce furent attaquées et ce dernier obtint la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les Juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d’une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule devint alors une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu’ils n’avaient aucune alternative autre que de se soumettre au baptême ou périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux qui étaient en désaccord furent autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour éviter que ceux-ci ne tombent dans les mains de la foule.

[18] Bramham cum Oglethorpe est une paroisse civile anglaise faisant partie de la Cité de Leeds dans le comté du Yorkshire de l’Ouest. La principale ville dans cette paroisse est Bramham

[19] La Trent est l’un des principaux fleuves d’Angleterre. Elle prend sa source dans le Staffordshire (non loin de Birmingham), puis parcourt les Midlands de l’Ouest avant de rejoindre l’estuaire de Humber qui s’ouvre sur la mer du Nord. Elle est navigable sur 188 km, principalement par un canal.

[20] East Stoke est un petit village et paroisse civile du Nottinghamshire situé à environ un demi-mile à l’est de la rivière Trent et à environ 6 miles au sud-ouest de Newark-upon-Trent.

[21] Le Nottinghamshire est un comté d’Angleterre situé dans les Midlands de l’est. Son chef-lieu traditionnel est Nottingham, une autorité unitaire qui n’est pas administrée par le comté. Le siège du comté (county council) est situé à West Bridgford dans le district (borough) de Rushcliffe, au sud de Nottingham, de l’autre côté de la Trent.

[22] Le titre de comte d’Oxford est l’un des plus anciens titres de la pairie d’Angleterre, longtemps tenu par la famille de Vere. Il devient dormant en 1703 avec le décès du 20ème comte.

[23] La bataille de Pavie à lieu le 24 février 1525. Elle est un événement décisif de la sixième guerre d’Italie (1521-1526). Elle marque la défaite des rois de France dans leur tentative de domination du nord de l’Italie.

[24] La tour de Londres est une forteresse historique située sur la rive nord de la Tamise à Londres en Angleterre à côté de Tower bridge. La tour se trouve dans le district londonien de Tower Hamlets situé à l’est de la Cité de Londres dans un espace appelé Tower Hill. Sa construction commença vers la fin de l’année 1066 dans le cadre de la conquête normande de l’Angleterre. La tour Blanche qui donna son nom à l’ensemble du château, fut construite sur l’ordre de Guillaume le Conquérant en 1078 et fut considérée comme un symbole de l’oppression infligée à Londres par la classe dirigeante. Le château fut utilisé comme prison dès 1100. Il servait également de grand palais et de résidence royale.