Blenlivet de Vannes (10ème siècle)
Évêque de Vannes vers 950
Blenlivet, comme son prédécesseur Cunadan, dont en ne sait rien, sont mentionnés, comme les successeurs de Bili II par le Cartulaire de Quimperlé [1], suivi par Augustin du Paz . Toutefois selon la Gallia Christiana [2] il est le successeur direct de Bili.
Entre 944 et 952, il souscrit comme témoin à une charte d’Alain II de Bretagne lorsque ce dernier donne le prieuré [3] de Saint Médard à l’abbaye de Landévennec [4].
On ignore la date de sa mort mais son corps est inhumé à l’abbaye Saint-Julien de Tours [5] sans doute pendant les dernières incursions vikings [6].
P.-S.
Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de Arthur de La Borderie, Histoire de la Bretagne, vol. II & III, Mayenne, Joseph Floch (réédition), 1975
Notes
[1] Le cartulaire de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé, établissement créé à Quimperlé (actuel Finistère), est un ouvrage du 11ème siècle constitué de manuscrits portant sur toutes les transactions de l’abbaye avec ses donateurs, ses débiteurs et sur ses relations avec les autorités civiles et ducales.
[2] La Gallia Christiana est un ensemble encyclopédique en seize gros volumes rédigés en latin à la gloire de l’Ancienne France chrétienne, qui a connu plusieurs éditions et rééditions du 17ème au 19ème siècle. Il s’agit d’un guide historique détaillé de la totalité des diocèses et des monastères français avec listes biographiques des archevêques, évêques, abbés et abbesses.
[3] Un prieuré est un monastère placé sous l’autorité d’un prieur. Il peut être indépendant ou subordonné à une abbaye plus importante, le prieur étant alors lui-même dépendant de l’abbé. On appelle également prieuré le bénéfice paroissial, c’est-à-dire le revenu d’une paroisse, principalement la dîme. Un prieuré est aussi chez les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem la maison qui subordonne les commanderies de sa région formant ensemble une langue hospitalière. Bon nombre de prieurés sont bien souvent de fondation seigneuriale. Ils attirent de ce fait une nouvelle population et confèrent au château près duquel ils sont implantés une importance supplémentaire.
[4] L’abbaye Saint-Guénolé de Landévennec est une abbaye située en la commune de Landévennec dans le département du Finistère. Elle est réputée avoir été fondée au 5ème siècle par saint Guénolé, ce qui en fait une des plus anciennes et plus importantes de Bretagne. L’historien Arthur Le Moyne de la Borderie l’a qualifiée de "Cœur de la Bretagne". Abandonnée en 1793 et ruinée dans les années 1810, elle est relevée par une nouvelle communauté monastique bénédictine en 1958, qui y construit de nouveaux bâtiments. Elle est affiliée à la congrégation de Subiaco.
[5] L’abbaye Saint-Julien de Tours dans le Vieux-Tours en France, est une ancienne abbaye bénédictine dont l’origine remonte au 6ème siècle. Les bâtiments actuels datent du 10 au 16ème siècle
[6] les Vikings sont des explorateurs, commerçants, pillards mais aussi pirates scandinaves au cours d’une période s’étendant du 8ème au 11ème siècle, communément nommée « âge des Vikings ». Par extension, on emploie le terme en français pour désigner la civilisation scandinave de l’âge du fer tardif, c’est-à-dire à partir de la fin du 2ème siècle à l’âge du fer romain. Ils sont souvent appelés Normands, c’est-à-dire étymologiquement « hommes du Nord », dans la bibliographie ancienne.