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Sæthryth ou Sédride

mercredi 26 août 2026, par lucien jallamion

Sæthryth ou Sédride

Princesse et religieuse anglo-saxonne du milieu du 7ème siècle

Le royaume d'Est-Anglie au 7ème siècle.D’après Bède le Vénérable, elle est la belle-fille du roi des Angles de l’Est [1] Anna. Le Liber Eliensis [2] la fait à tort fille d’Anna et de Hereswith , qui est en réalité la belle-sœur de ce roi.

Sæthryth entre dans les ordres et devient religieuse à l’abbaye de Faremoutiers [3], dans le royaume des Francs.

Bède explique qu’il n’existe alors que peu de monastères en Angleterre, si bien que les Anglais désireux de devenir moines choisissent généralement de se rendre sur le continent. À la mort de Fare , la fondatrice de l’abbaye, en 655 ou 657, Sæthryth lui succède et devient la deuxième abbesse de Faremoutiers.

À sa propre mort, survenue vers 660, c’est sa demi-sœur Aethelburh , fille du roi Anna, qui devient abbesse. Sæthryth est par la suite considérée comme sainte.

P.-S.

Source : Cet article est partiellement ou en totalité issu du texte de David Hugh Farmer, The Oxford Dictionary of Saints, Oxford University Press, 2004, 5e éd., 579 p. (ISBN 978-0-19-860949-0).

Notes

[1] L’Est-Anglie, ou royaume des Angles de l’Est, est un royaume anglo-saxon établi au cours du Haut Moyen Âge sur les actuels comtés anglais du Suffolk et du Norfolk. Sa fondation légendaire, vers le milieu du 6ème siècle, aurait été le fait d’envahisseurs germaniques appartenant à la tribu des Angles. Il disparaît comme entité indépendante après les invasions vikings du 9ème siècle, mais le titre de comte d’Est-Anglie continue à être donné au sein du royaume d’Angleterre jusqu’à la fin du 11ème siècle, et la région conserve le nom d’Est-Anglie à ce jour.

[2] Le Liber Eliensis est une chronique anonyme en latin rédigée au 12ème siècle à l’abbaye d’Ely, dans le Cambridgeshire. Fondé sur de nombreuses sources historiques antérieures, le Liber Eliensis retrace l’histoire de l’abbaye de sa fondation en 673 jusqu’au milieu du 12ème siècle. Il rapporte les miracles attribués à Aethelthryth, la fondatrice de l’abbaye, sa destruction par les Vikings et sa reconstruction sous le règne d’Edgar le Pacifique, son élévation au rang d’évêché en 1109 et la carrière des premiers évêques d’Ely, notamment Néel et ses démêlés avec le roi Étienne de Blois. Le Liber Eliensis fait partie d’une série d’histoires locales produites dans divers monastères du royaume d’Angleterre dans la deuxième moitié du 12ème siècle. Il est le plus long de ces textes et constitue une source importante pour l’histoire d’Ely et de sa région, les marécages des Fens. Le récit est entrecoupé de nombreuses chartes et autres documents témoignant des donations reçues par l’abbaye et prouvant les droits régaliens auxquels prétend la communauté monastique sur ses terres.

[3] Située à quelques kilomètres à l’ouest de la ville de Coulommiers, l’abbaye Notre-Dame de Faremoutiers est fondée à l’époque mérovingienne vers 620 par sainte Fare. Le symbole héraldique de la double crosse, figurant encore sur le blason de la commune de Faremouriers, rappelle que Notre-dame de Faremoutiers a eu le rang d’abbaye royale. Cette abbaye était un monastère double, le premier du genre en France, accueillant moines et moniales. Deux fois détruit, il a connu plusieurs états architecturaux successifs, dont on peut voir aujourd’hui, à côté des bâtiments contemporains, des pans de fondations médiévales.